# Où écouter du jazz live à New York pour une soirée inoubliable ?
New York demeure la capitale mondiale du jazz, un titre que la ville porte fièrement depuis près d’un siècle. Chaque soir, des dizaines de clubs mythiques ouvrent leurs portes pour accueillir aussi bien les légendes vivantes du genre que les talents émergents. Du sous-sol intimiste de Greenwich Village aux salles panoramiques dominant Central Park, la Big Apple offre une expérience musicale sans égale. Que vous soyez amateur de bebop classique, de fusion contemporaine ou de jazz latin enflammé, la scène new-yorkaise propose une diversité qui reflète l’essence même de cette musique née dans les rues de La Nouvelle-Orléans. Préparez-vous à découvrir les adresses incontournables pour vivre une soirée jazz authentique dans la ville qui ne dort jamais.
Les clubs de jazz historiques de greenwich village et west village
Greenwich Village constitue le cœur battant du jazz new-yorkais depuis les années 1930. Ce quartier bohème, avec ses rues pavées et ses brownstones caractéristiques, abrite une concentration exceptionnelle de clubs légendaires. L’atmosphère y est unique : vous descendez quelques marches vers un sous-sol, et soudain vous êtes transporté dans une époque où Miles Davis et John Coltrane définissaient les codes du jazz moderne. Les établissements de ce quartier partagent une philosophie commune : privilégier la qualité acoustique et l’intimité avec les artistes plutôt que le luxe ostentatoire.
La proximité géographique de ces clubs représente un avantage considérable pour les amateurs de jazz. En une seule soirée, vous pouvez aisément visiter plusieurs adresses situées à quelques minutes de marche les unes des autres, notamment autour de la 7ème Avenue près de la station de métro Christopher Street. Cette concentration exceptionnelle fait de Greenwich Village un passage obligé pour quiconque souhaite s’immerger dans l’authenticité du jazz new-yorkais.
Blue note jazz club : la mecque du jazz contemporain depuis 1981
Le Blue Note représente probablement le club de jazz le plus célèbre au monde. Fondé en 1981, cet établissement a rapidement acquis une réputation internationale, au point d’ouvrir des franchises à Tokyo, Milan et Shanghai. Sa programmation exceptionnelle attire les plus grands noms du jazz contemporain : Ron Carter, Kenny Garrett, Chris Botti et Eddie Palmieri s’y produisent régulièrement lors de résidences de plusieurs jours.
L’expérience au Blue Note commence bien avant le concert. La salle accueille environ 200 personnes, mais attention : toutes les places ne sont pas égales. Les tables situées près de la scène offrent une proximité exceptionnelle avec les musiciens, tandis que les places au bar, debout, peuvent limiter considérablement la visibilité. Les concerts ont généralement lieu à 20h et 22h30, avec parfois une session supplémentaire le vendredi et samedi à minuit, baptisée « Late Night Groove Series », qui présente des artistes émergents à tarif réduit.
Le budget à prévoir au Blue Note varie considérablement selon l’artiste programmé. Comptez entre 50$ et 80$ pour l’entrée, auxquels s’ajoutent 20$ minimum de consommation obligatoire par personne. Cette politique tarifaire, combinée à une forte affluence, transforme parfois l’expérience en moment moins confortable que prévu. Néanmoins, assister à un concert d’une légende du jazz dans ce temple mythique reste un privilège que tout amateur devrait s’offrir au moins une fois.
Village vanguard : l’authenticité du jazz acoustique depuis 1935
Si un seul
siècle, le Village Vanguard est considéré comme la référence absolue du jazz acoustique à New York. Ouvert en 1935, ce sous-sol en forme de triangle a vu défiler toutes les légendes : Miles Davis, Thelonious Monk, Charles Mingus, Sonny Rollins, John Coltrane ou encore Bill Evans y ont enregistré des albums cultes estampillés « Live at the Village Vanguard ». La décoration, avec ses murs vert sombre couverts de portraits de musiciens, semble figée dans le temps et plonge immédiatement le visiteur dans l’âge d’or du jazz.
La salle peut accueillir un peu plus de 100 personnes, mais l’ambiance reste ultra intimiste, avec une priorité absolue donnée à l’acoustique. Deux sets de 70 minutes sont proposés chaque soir, généralement à 20h et 22h, avec une soirée spéciale le lundi dédiée au Vanguard Jazz Orchestra, un big band de 16 musiciens qui se produit ici depuis plus de 50 ans. Le tarif d’entrée tourne autour de 35-40 $, auxquels il faut ajouter au moins une boisson (comptez 7-8 $ la bière, 15-16 $ le cocktail). Le placement étant libre, mieux vaut arriver 30 à 45 minutes avant le début du concert pour espérer être au plus près de la scène.
Comparé à d’autres clubs plus “showbiz”, le Village Vanguard conserve une atmosphère presque monastique : ici, le public vient avant tout pour écouter, et le silence est de mise pendant les morceaux. Les moins de 21 ans sont acceptés à partir de 13 ou 15 ans selon les soirées, ce qui en fait une adresse rare si vous voyagez en famille avec des ados mélomanes. Si vous cherchez une expérience de jazz live à New York pure, sans artifices et centrée sur le son, le Village Vanguard doit figurer tout en haut de votre liste.
Smalls jazz club : sessions nocturnes intimistes jusqu’à l’aube
À quelques rues de là, le Smalls Jazz Club incarne l’esprit le plus brut et le plus underground du jazz new-yorkais. Ouvert en 1993 dans un sous-sol exigu de West 10th Street, ce club d’environ 60 places est vite devenu un lieu culte pour les musiciens comme pour les passionnés. On y vient pour des concerts intenses, souvent jusqu’au milieu de la nuit, assis sur des bancs en bois serrés les uns contre les autres, avec la sensation d’être littéralement au cœur du groupe.
Le Smalls propose plusieurs sets par soir, généralement à 19h30, 21h, 22h30 et parfois au-delà de minuit, avec des jam sessions le week-end où les musiciens montent sur scène pour improviser. L’entrée coûte autour de 25 $ sur place (environ 35 $ si vous réservez en ligne, ce qui est recommandé en haute saison), sans minimum de consommation excessif. Vous pouvez simplement commander une bière à 7-8 $ et profiter de la musique. Les étudiants bénéficient souvent de réductions après 22h30, ce qui en fait un excellent plan pour une soirée jazz à New York à prix modéré.
L’atmosphère est chaleureuse, légèrement chaotique, mais toujours sincère : ce n’est pas le lieu pour un dîner romantique sophistiqué, mais plutôt pour vivre le jazz comme il se joue réellement à New York, au plus proche de la scène. Comme dans une cave de répétition, vous êtes à quelques mètres des musiciens, vous entendez chaque respiration, chaque nuance. Si vous aimez découvrir des artistes montants et assister à des improvisations jusqu’à l’aube, prévoyez une nuit au Smalls lors de votre séjour.
Mezzrow : cave feutrée dédiée au mainstream jazz
Juste en face du Smalls, sur West 10th Street, Mezzrow est le “petit frère” plus feutré et plus intimiste, créé par le même propriétaire en 2014. Ici, l’accent est mis sur le piano et les formations acoustiques de petite taille : duos, trios et quartets dans un registre plutôt mainstream jazz, swing et bebop. La salle, qui compte environ 40 places seulement, est aménagée comme un salon cosy, avec un magnifique piano à queue Steinway presque à portée de main des spectateurs du premier rang.
La politique de la maison est claire : pendant le concert, on écoute. Les conversations sont proscrites pendant les morceaux, ce qui garantit une qualité d’écoute rare, même dans une ville aussi bruyante que New York. Les sets débutent vers 19h et se poursuivent souvent jusqu’à 00h30, avec deux sessions par soir. L’entrée coûte en général 20 $ en semaine et 25 $ le week-end, avec une boisson minimum à consommer. Les étudiants et les arrivées tardives (après minuit) bénéficient d’une réduction de 50 %, un bon plan si vous souhaitez multiplier les soirées jazz sans exploser votre budget.
Un avantage appréciable : votre billet pour Mezzrow vous donne également accès, le même soir, au Smalls Jazz Club, situé à 1 minute à pied. Vous pouvez ainsi commencer la soirée dans l’ambiance feutrée de Mezzrow, puis enchaîner avec une jam effervescente au Smalls. Pour un séjour musical optimisé, c’est un combo imbattable dans Greenwich Village.
Les adresses incontournables de harlem pour le jazz traditionnel et gospel
Si Greenwich Village incarne le jazz “downtown”, Harlem reste le berceau historique du jazz new-yorkais. Dans les années 1920, au cœur de la Renaissance de Harlem, les musiciens afro-américains ont transformé ce quartier en laboratoire créatif, donnant naissance au swing, puis au bebop. Aujourd’hui encore, assister à une soirée jazz à Harlem, c’est plonger dans une histoire où se mêlent clubs clandestins de la Prohibition, salles mythiques et églises vibrantes de gospel.
Vous y trouverez à la fois des clubs intimistes où les musiciens jouent à quelques mètres du public, des supper clubs élégants mêlant dîner et concert, ainsi que des lieux emblématiques comme Minton’s Playhouse, associé à la naissance du bebop. Pour compléter votre expérience musicale, de nombreuses visites guidées de Harlem sur le thème du jazz et du gospel permettent de comprendre comment cette musique a façonné l’identité du quartier.
Minton’s playhouse : berceau du bebop et sessions jam historiques
Pour les amateurs d’histoire du jazz, Minton’s Playhouse est une étape quasi obligatoire. Ouvert dans les années 1930, ce club de Harlem est souvent cité comme l’un des lieux de naissance du bebop, ce courant révolutionnaire porté par Charlie Parker, Dizzy Gillespie ou Thelonious Monk. Pendant des décennies, des jam sessions y ont eu lieu tard dans la nuit, où les musiciens repoussaient les limites harmoniques et rythmiques du jazz.
Réouvert dans une version contemporaine, Minton’s Playhouse propose aujourd’hui une formule dîner-spectacle très soignée, souvent en partenariat avec le restaurant voisin The Cecil Steakhouse. Vous pouvez réserver une table pour le dîner avant le concert, puis prolonger la soirée avec un set de jazz, dans une salle décorée de photos de légendes du genre. C’est l’adresse idéale si vous cherchez une soirée jazz à Harlem avec un cadre soigné et un bon niveau gastronomique.
Les tarifs varient selon la programmation, mais comptez en général entre 25 $ et 40 $ pour le concert, auxquels s’ajoutent le coût du dîner et des boissons. Pour minimiser le budget, vous pouvez choisir de venir pour le spectacle uniquement, en respectant le minimum de consommation au bar. Pensez à consulter la programmation quelques semaines à l’avance : certaines soirées thématiques (bebop, jazz vocal, latin jazz) sont très demandées.
Bill’s place : speakeasy authentique avec réservation obligatoire
Bill’s Place est l’un de ces lieux qui semblent tout droit sortis des années 1920. Installé dans le sous-sol d’un brownstone sur la 133e rue, autrefois surnommée “Swing Street” pour ses innombrables speakeasies pendant la Prohibition, ce minuscule club (une trentaine de places seulement) est tenu par le saxophoniste Bill Saxton. Il y joue chaque vendredi et samedi avec son All-Star Quartet, dans un esprit très “Harlem bebop” des années 1940-1950.
Ici, pas de bar : c’est un véritable BYOB (Bring Your Own Bottle) où vous pouvez apporter vos propres boissons. Des verres en plastique sont mis à disposition pour quelques dollars, et l’on s’installe sur des chaises rapprochées dans une ambiance très rustique. Deux sets sont proposés, à 19h et 21h, pour un tarif fixe d’environ 30 $ par personne. La capacité étant très limitée, la réservation en ligne est indispensable, surtout le week-end ou en haute saison touristique.
Bill’s Place n’est pas le club le plus confortable de New York, mais c’est sans doute l’un des plus authentiques. Entre deux morceaux, Bill Saxton partage souvent des anecdotes sur Harlem et sur les grandes figures du jazz qui ont marqué le quartier. Si vous recherchez une expérience de jazz live à Harlem à la fois intimiste, historique et 100 % locale, ce speakeasy est fait pour vous. Prévoyez simplement d’arriver en avance pour espérer une place proche de la scène.
Ginny’s supper club : brunch gospel et ambiance années 1920
Sous le célèbre restaurant Red Rooster à Harlem, le Ginny’s Supper Club revisite l’esprit des supper clubs des années 1920 avec une touche contemporaine. On y accède par un escalier menant à un sous-sol à la décoration art déco, banquettes en velours, lumières tamisées et scène centrale. La programmation mêle jazz, soul, funk, R&B et musiques du monde, avec des artistes majoritairement issus des communautés locales.
Le soir, du jeudi au samedi, Ginny’s propose des dîners-spectacles avec un minimum de consommation (plat principal autour de 30-35 $, cocktails à 14-15 $). Certains soirs, après 23h, un DJ prend le relais et la piste de danse se remplit, transformant le lieu en véritable club. Mais l’un des rendez-vous les plus prisés reste le Sunday Brunch, un buffet accompagné d’un mini-concert de gospel ou de jazz, facturé autour de 55 $ hors boissons. C’est une excellente option si vous souhaitez combiner gastronomie, musique et découverte de la culture de Harlem en une seule expérience.
Ginny’s Supper Club convient particulièrement à ceux qui cherchent une soirée festive et élégante plutôt qu’un concert austère. Le rapport qualité-prix n’est pas le plus avantageux de la ville, mais pour une occasion spéciale – anniversaire, voyage de noces, séjour en amoureux – l’ambiance vaut largement l’investissement. Pensez simplement à réserver bien en amont, les brunchs gospel affichent régulièrement complet.
Les salles prestigieuses de midtown manhattan pour concerts d’envergure
Au-delà des caves intimistes de Greenwich Village et des clubs historiques de Harlem, Midtown Manhattan concentre plusieurs grandes salles qui offrent une expérience jazz plus “institutionnelle”. Ici, vous assistez souvent à des concerts de grandes formations, dans des auditoriums conçus pour l’acoustique, avec un confort de seating digne des meilleures salles de concert au monde. C’est le choix idéal si vous rêvez d’un concert de jazz à New York avec une vue spectaculaire ou une programmation internationale.
Ces lieux, souvent situés à proximité de Times Square ou de Columbus Circle, sont faciles d’accès et s’intègrent parfaitement dans une journée de visite plus classique. Vous pouvez, par exemple, enchaîner un spectacle de Broadway avec un second set dans un club de jazz voisin, ou planifier un dîner tôt suivi d’un concert au Lincoln Center. Les tarifs sont généralement plus élevés que dans les petits clubs, mais la qualité technique (son, lumière, visibilité) est au niveau d’une grande salle de spectacle.
Jazz at lincoln center : programmation internationale au frederick P. rose hall
Le Lincoln Center est le grand temple des arts de la scène à New York, et son département Jazz at Lincoln Center, dirigé par le trompettiste Wynton Marsalis, en est l’un des joyaux. Le Frederick P. Rose Hall regroupe plusieurs espaces dédiés au jazz, dont le Rose Theater, l’Alice Tully Hall et surtout le Dizzy’s Club, dont nous parlerons plus loin. L’ensemble propose une programmation riche mêlant grands orchestres, créations contemporaines, réinterprétations de standards et concerts pédagogiques.
Assister à un concert au Rose Theater, c’est vivre le jazz dans un cadre de salle symphonique, avec une acoustique travaillée et des conditions d’écoute optimales. Des tournées internationales s’y produisent régulièrement, ainsi que le Jazz at Lincoln Center Orchestra, formation de haut niveau dirigée par Wynton Marsalis lui-même. Les billets se réservent en ligne plusieurs semaines, voire plusieurs mois à l’avance, avec des tarifs allant d’environ 30 $ pour les places les plus hautes à plus de 100 $ pour les meilleures catégories.
Si vous voyagez en famille ou que vous débutez dans l’univers du jazz, surveillez les concerts commentés et les événements éducatifs : ils permettent de découvrir ce répertoire parfois impressionnant de manière accessible. Pour une soirée vraiment complète, vous pouvez combiner un concert au Rose Theater avec un second set tardif au Dizzy’s Club, situé dans le même complexe, en profitant au passage de la vue imprenable sur Central Park.
Birdland jazz club : big bands et légendes vivantes depuis 1949
À quelques minutes de Times Square, le Birdland Jazz Club est une autre institution majeure de la scène jazz new-yorkaise. Fondé en 1949 en hommage au saxophoniste Charlie “Bird” Parker, ce club a accueilli au fil des décennies des pointures comme Count Basie, Miles Davis, John Coltrane, mais aussi des célébrités comme Marilyn Monroe ou Frank Sinatra parmi ses habitués. Après plusieurs déménagements, Birdland se trouve aujourd’hui sur West 44th Street, dans un espace moderne mais chaleureux.
La salle principale, au rez-de-chaussée, propose généralement trois shows par soir, autour de 17h30, 20h30 et 23h, avec la possibilité de dîner pendant le concert. Une seconde salle, le Birdland Theater, située à l’étage inférieur, accueille des spectacles plus intimistes, parfois orientés cabaret ou comédie. Les prix d’entrée varient selon l’artiste, de 25 à 50 $ en moyenne, auxquels s’ajoute un minimum de consommation (environ 10-20 $). La cuisine, d’inspiration cajun ou italienne selon la salle, est correcte sans être gastronomique.
Le Birdland est particulièrement réputé pour ses big bands et ses soirées thématiques, notamment l’orchestre de jazz afro-latin du dimanche soir. Si vous souhaitez assister à un concert de big band à New York dans une atmosphère de club classique, c’est l’une des meilleures adresses. Les familles sont les bienvenues, à condition que les enfants restent calmes et assis en salle (l’accès au bar leur est interdit). Pour éviter les mauvaises surprises, réservez vos billets en ligne et arrivez en avance pour optimiser votre placement.
Dizzy’s club : vue panoramique sur central park et sets en double session
Perché au 5e étage du Time Warner Center à Columbus Circle, le Dizzy’s Club offre sans doute la plus belle vue parmi tous les clubs de jazz de New York. À travers ses immenses baies vitrées, vous découvrez Central Park et les gratte-ciel de Midtown, un décor de carte postale qui se transforme au fil de la soirée à mesure que la ville s’illumine. La salle, moderne et élégante, fait partie intégrante du dispositif Jazz at Lincoln Center, avec une programmation d’artistes reconnus et de talents en devenir.
Le club propose en général deux sets par soir, à 19h30 et 21h30 du lundi au samedi, ainsi que des horaires légèrement avancés le dimanche (17h et 19h30). Les tarifs varient entre 25 $ et 60 $ selon l’artiste et la place choisie, avec un minimum de consommation d’environ 21 $ par personne. La carte met à l’honneur une cuisine d’inspiration afro-américaine, avec des plats de soul food revisités, ce qui en fait un excellent choix si vous souhaitez combiner dîner de qualité et concert dans un même lieu.
Le Dizzy’s Club est souvent présenté comme “la meilleure salle de jazz de la ville” par des artistes comme Tony Bennett, grâce à la combinaison parfaite de l’acoustique, de la vue et de la programmation. C’est aussi une adresse adaptée aux adolescents (à partir de 12 ans généralement), ce qui permet d’y vivre une soirée jazz en famille à New York dans un cadre prestigieux. Compte tenu de sa popularité et de sa capacité limitée (environ 140 places), la réservation anticipée est plus que recommandée.
Les bars à jazz intimistes de brooklyn et du lower east side
Si Manhattan concentre la plupart des clubs de jazz historiques, la scène s’est largement étendue ces dernières années vers Brooklyn et le Lower East Side. Ces quartiers, plus jeunes et créatifs, accueillent des bars intimistes où se produisent autant des musiciens locaux que des artistes internationaux en tournée. C’est souvent là que vous découvrirez les projets les plus expérimentaux, entre jazz, soul, funk, musiques latines et improv contemporaine.
À Brooklyn, des lieux comme l’Ornithology Jazz Club à Bushwick ou St. Mazie Bar & Supper Club à Williamsburg proposent des concerts quasi quotidiens, avec parfois des formules “pay what you wish” ou des droits d’entrée modestes. Dans le Queens, Terraza 7 à Elmhurst mélange jazz latin, folk et musiques du monde dans un cadre communautaire très convivial. Quant au Lower East Side et à l’East Village, ils abritent de nombreux bars à cocktails avec scène live, parfaits pour une soirée jazz à New York hors des sentiers battus.
Ces adresses, souvent moins touristiques, demandent un peu plus de repérage : les programmations changent vite, certains lieux n’ouvrent que quelques soirs par semaine et les systèmes de réservation peuvent être plus informels. L’avantage, en revanche, est de pouvoir vivre le jazz new-yorkais au plus près des habitants, dans des atmosphères décontractées où il est facile de discuter avec les musiciens après le set. Pour une immersion complète, n’hésitez pas à consacrer au moins une de vos soirées à Brooklyn ou au Queens.
Planifier sa soirée jazz : horaires des sets, réservations et codes vestimentaires
Organiser une soirée jazz à New York peut sembler intimidant tant l’offre est vaste, mais quelques principes simples vous permettront de profiter pleinement de l’expérience. Tout d’abord, gardez en tête que la plupart des clubs fonctionnent avec deux ou trois sets par soir, souvent autour de 19h-20h pour le premier et 21h-22h pour le second. Certains lieux, comme le Smalls ou le Blue Note, proposent même des sessions tardives après minuit, idéales si vous aimez prolonger la nuit.
La réservation en ligne est devenue la norme pour les grandes salles (Blue Note, Birdland, Dizzy’s, Village Vanguard) ainsi que pour les supper clubs comme Ginny’s ou le Smoke Jazz Club. Dans ces cas, votre billet vous garantit l’entrée mais pas toujours le placement exact, d’où l’importance d’arriver au moins 30 à 45 minutes avant le début du set. Dans les petits clubs de quartier ou certains bars de Brooklyn, l’entrée peut être libre ou à prix réduit en début de soirée, avec un “cover charge” appliqué à partir de l’heure du concert.
Autre point crucial : le budget. Dans la plupart des clubs de jazz de Manhattan, il faut compter à la fois un prix d’entrée (20 à 60 $ selon le lieu et l’artiste) et un minimum de consommation (souvent 15 à 25 $). Pour une soirée à deux avec dîner dans un club prestigieux, l’addition peut facilement dépasser 150-200 $. Si votre budget est plus serré, privilégiez les clubs sans droit d’entrée comme Arthur’s Tavern (avec simple minimum de boissons), les sets tardifs moins chers, ou encore les adresses de Brooklyn, souvent plus abordables.
Côté tenue, la plupart des clubs n’imposent pas de dress code strict, mais recommandent une tenue “casual chic”. Évitez les shorts, débardeurs, tongs ou baskets de sport si vous prévoyez d’aller dans un lieu plus haut de gamme comme le Dizzy’s ou l’Iridium. Pensez également à la température : certaines salles climatisées peuvent être fraîches en été, prévoyez un petit pull. Enfin, n’oubliez pas le pourboire, élément incontournable de la culture américaine : comptez 18 à 20 % sur la note totale pour le service, et quelques dollars supplémentaires si une corbeille est prévue pour les musiciens.
Le calendrier annuel des festivals de jazz new-yorkais à ne pas manquer
Au-delà des clubs, New York accueille tout au long de l’année de nombreux festivals de jazz qui transforment la ville en scène à ciel ouvert. Si vos dates de voyage sont flexibles, caler votre séjour sur l’un de ces événements peut démultiplier les occasions d’écouter du jazz live à New York. Certains festivals se déroulent dans les parcs, d’autres dans les salles de concert ou même dans les clubs eux-mêmes, avec des programmations spéciales.
Parmi les incontournables, le Blue Note Jazz Festival, organisé chaque été, propose des dizaines de concerts dans différents lieux, du Blue Note au Sony Hall en passant par des scènes extérieures. Le Winter Jazzfest, en janvier, est quant à lui un véritable marathon de clubs, principalement à Greenwich Village et dans le Lower Manhattan : un pass vous permet d’accéder à plusieurs salles dans la même soirée pour découvrir une programmation pointue, entre jazz contemporain, fusion et musiques expérimentales.
D’autres événements méritent également votre attention, comme les concerts de jazz gratuits à Bryant Park ou Central Park pendant l’été, les séries de plein air organisées par Jazz at Lincoln Center, ou encore les festivals communautaires de Harlem mettant à l’honneur le gospel et le jazz traditionnel. Avant votre départ, pensez à consulter les agendas culturels de la ville et les sites des grandes institutions (Lincoln Center, Blue Note, Village Vanguard) pour repérer les dates clés.
En combinant clubs intimistes, grandes salles prestigieuses et festivals saisonniers, vous pourrez composer un véritable itinéraire musical à travers la ville. Que vous souhaitiez voir une légende vivante, découvrir la scène émergente ou simplement passer une soirée inoubliable dans un sous-sol de Greenwich Village, New York offre chaque soir des dizaines d’occasions de vibrer au son du jazz live.