# Les pâtisseries iconiques de New York : quelles spécialités goûter absolument ?
New York représente bien plus qu’une métropole de gratte-ciels et de musées emblématiques. La ville se distingue par une scène pâtissière d’exception qui reflète son histoire multiculturelle et son esprit d’innovation culinaire. Des bakeries historiques du Lower East Side aux créations virales de SoHo, la Grosse Pomme offre un terrain de jeu gourmand incomparable pour les amateurs de douceurs sucrées. Chaque quartier révèle ses propres trésors pâtissiers, hérités des vagues d’immigration successives qui ont façonné l’identité gastronomique new-yorkaise. Cette diversité crée une mosaïque de saveurs où traditions européennes et innovations américaines se rencontrent pour donner naissance à des spécialités uniques, désormais reconnues mondialement.
Le cheesecake new-yorkais : décryptage de la recette originale et adresses incontournables
Le New York-style cheesecake constitue l’ambassadeur incontesté de la pâtisserie locale. Cette création dense et onctueuse se différencie radicalement des versions italiennes à la ricotta ou des cheesecakes japonais aériens. L’histoire de ce dessert emblématique remonte à 1872, lorsque William Lawrence développa le Philadelphia cream cheese dans l’État de New York. Cette invention technique permit aux pâtissiers locaux de créer une texture incomparablement crémeuse qui définit aujourd’hui le standard new-yorkais.
La composition d’un cheesecake authentique repose sur un équilibre précis entre richesse et légèreté. La base se compose généralement de biscuits Graham émiettés mélangés à du beurre fondu, créant un socle croquant qui contraste avec la garniture. Cette dernière combine du cream cheese de qualité supérieure, des œufs entiers, du sucre granulé, de la crème épaisse et une touche subtile de vanille et de citron. Contrairement aux idées reçues, un véritable cheesecake new-yorkais ne nécessite ni fruits rouges ni nappage : sa perfection réside dans sa simplicité.
Junior’s restaurant à brooklyn : le cheesecake mythique depuis 1950
Établissement légendaire de Flatbush Avenue, Junior’s incarne l’excellence du cheesecake depuis plus de sept décennies. La recette familiale, jalousement gardée, produit un gâteau exceptionnellement crémeux avec une texture veloutée incomparable. Le secret résiderait dans l’utilisation d’une proportion spécifique de cream cheese par rapport aux œufs, créant cette consistance à la fois ferme et fondante. Les dimensions généreuses des parts correspondent à la philosophie culinaire américaine du « bigger is better », transformant chaque dégustation en expérience mémorable. L’établissement propose également des variations saisonnières, notamment aux fraises ou aux myrtilles, sans jamais compromettre l’intégrité de leur recette classique.
Eileen’s special cheesecake à nolita : la version miniature artisanale
Nichée dans une rue discrète de Nolita, cette boutique familiale perpétue depuis 35 ans une approche artisanale du cheesecake. Eileen Avezzano a révolutionné le format en proposant des mini-cheesecakes individuels, parfaits pour découvrir plusieurs saveurs sans céder à l’excès. Sa technique privilégie le cream cheese pur plutôt que la ricotta, garantissant cette texture légère caractéristique du style new-yorkais. L’éventail des parfums disponibles s’étend du classique nature aux créations audacieuses comme le dulce de leche, le
dulce de leche, le cappuccino au chocolat ou encore le cheesecake au citron meringué. Les formats miniatures constituent un excellent compromis pour les voyageurs qui souhaitent organiser un véritable cheesecake tour à New York sans exploser leur appétit ni leur budget. En pratique, Eileen’s représente aussi une option idéale si vous cherchez un dessert à emporter pour le déguster dans un parc voisin ou en marchant dans les rues animées de SoHo et Nolita. Pensez à arriver en dehors des heures de pointe le week-end : la boutique reste petite et les files d’attente peuvent rapidement s’allonger.
Two little red hens : le cheesecake au style crémeux traditionnel
Située dans l’Upper East Side, Two Little Red Hens s’est forgé une réputation solide auprès des New-Yorkais pour ses cheesecakes au style résolument traditionnel. Ici, pas d’effets de mode : la maison mise sur une texture ultra crémeuse rappelant presque la crème brûlée, avec une cuisson parfaitement maîtrisée qui évite les fissures en surface. Le parfum nature reste la référence, mais les déclinaisons au chocolat ou aux fruits rouges séduisent les amateurs de douceurs plus gourmandes.
La particularité technique de leurs cheesecakes réside dans une cuisson lente à température modérée, souvent accompagnée d’une phase de refroidissement très progressive dans le four entrouvert. Cette méthode limite les chocs thermiques et garantit une structure homogène du centre jusqu’aux bords. Pour optimiser votre dégustation, il est conseillé de consommer le cheesecake légèrement frais plutôt que glacé : les arômes de vanille et de cream cheese se révèlent alors pleinement, offrant une expérience gustative fidèle au New York cheesecake authentique.
Les caractéristiques techniques du new york-style cheesecake : fromage philadelphia et cuisson au bain-marie
Sur le plan technique, le cheesecake new-yorkais repose sur quelques fondamentaux incontournables. Le premier est l’utilisation de cream cheese de type Philadelphia, riche en matière grasse, qui apporte cette texture dense et soyeuse impossible à reproduire avec du fromage frais allégé. À cela s’ajoutent des œufs entiers, parfois complétés par des jaunes supplémentaires pour renforcer la structure, ainsi qu’une proportion maîtrisée de crème épaisse qui joue le rôle de plastifiant et évite que l’appareil ne devienne caoutchouteux à la cuisson.
La seconde clé réside dans la cuisson au bain-marie, technique souvent négligée dans les versions simplifiées. En plaçant le moule à cheesecake dans un grand plat rempli d’eau chaude, on garantit une répartition plus homogène de la chaleur et on limite la coagulation trop rapide des protéines. Le résultat ? Une texture fondante qui se tient parfaitement à la découpe, sans effet sec ni granuleux. Enfin, le temps de repos au froid — idéalement une nuit complète — n’est pas une simple recommandation : il permet aux arômes de se développer et à la structure de se stabiliser, comme pour un bon fromage affiné.
Le black and white cookie : symbole de la pâtisserie judéo-américaine
Le black and white cookie occupe une place à part dans le paysage des pâtisseries de New York. Souvent confondu avec un simple biscuit bicolore, il s’agit en réalité d’un petit gâteau moelleux, à mi-chemin entre la génoise et le shortbread, nappé d’un glaçage moitié chocolat, moitié vanille. Né dans les bakeries judéo-américaines du début du XXe siècle, il est rapidement devenu un symbole de convivialité et de diversité, parfois interprété comme une métaphore comestible de la cohabitation des cultures à New York.
Sur le plan gustatif, le black and white cookie se distingue par le contraste entre la base tendre, à la texture presque cake, et le glaçage fondant qui apporte une légère résistance sous la dent. La partie chocolatée, souvent réalisée avec du cacao de qualité, équilibre la douceur de la portion vanille. Si vous cherchez une pâtisserie typiquement new-yorkaise à déguster avec un café filtré ou un latte, ce classique judéo-américain s’impose comme un choix évident.
Zabar’s upper west side : l’authenticité du black and white depuis 1934
Institution de l’Upper West Side depuis 1934, Zabar’s est d’abord connu pour ses produits d’épicerie fine et ses spécialités juives ashkénazes. Mais les habitués savent que le comptoir pâtisserie cache l’un des black and white cookies les plus authentiques de la ville. Ici, on respecte une recette old school : une base généreuse, légèrement bombée, et un glaçage épais appliqué à la spatule plutôt qu’à la poche, ce qui lui confère un aspect rustique très new-yorkais.
Le black and white de Zabar’s se caractérise par un équilibre maîtrisé du sucre, loin des versions industrielles parfois écœurantes. Le glaçage à la vanille laisse apparaître un léger parfum de citron, tandis que la partie chocolatée reste profonde sans être amère. Vous prévoyez une balade à Central Park ou le long de l’Hudson ? Glissez un ou deux de ces cookies dans votre sac : ils se transportent facilement et constituent un goûter parfait pour vivre New York comme un local.
William greenberg desserts : la version haut de gamme de l’upper east side
Sur Madison Avenue, William Greenberg Desserts propose une version plus raffinée du black and white cookie, prisée par la clientèle exigeante de l’Upper East Side. La maison a perfectionné la texture de la base, plus fine et plus régulière, évoquant presque un petit gâteau de réception. Le glaçage, brillamment lissé, témoigne d’un travail minutieux qui s’apparente davantage à la pâtisserie de boutique qu’à la simple production de bakery de quartier.
Cette déclinaison haut de gamme conviendra particulièrement aux amateurs de desserts équilibrés, moins sucrés que la moyenne, et à ceux qui recherchent une expérience plus « pâtissière » que « snack ». C’est aussi une excellente adresse si vous souhaitez ramener un assortiment de black and white cookies en cadeau : la présentation soignée en boîtes élégantes en fait un souvenir typiquement new-yorkais, facile à transporter et apprécié de tous.
Composition technique : glaçage fondant au chocolat et vanille sur base cake moelleux
Techniquement, le black and white cookie repose sur une pâte proche de celle d’un gâteau, enrichie en beurre et en lait, parfois en crème aigre (sour cream) pour apporter une pointe d’acidité. Cette composition différencie nettement le black and white des cookies croustillants classiques : la structure interne demeure souple, presque spongieuse, ce qui lui permet de conserver son moelleux plusieurs jours lorsqu’il est bien emballé. La levure chimique joue ici un rôle essentiel pour obtenir ce bombé caractéristique.
Le glaçage, quant à lui, se compose d’un mélange de sucre glace, d’eau ou de lait, et parfois de sirop de maïs pour garantir un fini lisse et une bonne tenue. La moitié chocolat est obtenue en ajoutant du cacao ou du chocolat fondu, ce qui modifie légèrement la texture et la perception en bouche. La difficulté principale réside dans l’épaisseur du nappage : trop fin, il se fissurera ou manquera de présence gustative ; trop épais, il dominera la base et déséquilibrera le cookie. Comme souvent en pâtisserie new-yorkaise, tout est affaire de proportion.
Le cronut de dominique ansel bakery : l’innovation pâtissière virale
Inventé en 2013 par le chef français Dominique Ansel, installé à SoHo, le cronut a rapidement dépassé le statut de simple dessert pour devenir un phénomène mondial. Ce croisement entre le croissant français et le donut américain illustre parfaitement la créativité pâtissière de New York, capable de transformer une idée technique en objet de désir viral. Dès les premiers mois, les files d’attente se sont formées aux aurores devant la boutique, tandis que les réseaux sociaux se sont emparés de cette pâtisserie hybride au feuilletage spectaculaire.
Sur le plan gustatif, le cronut cumule les plaisirs : un feuilletage beurré rappelant le croissant, une forme ronde trouée au centre évoquant le donut, une friture maîtrisée pour apporter du croustillant, puis un enrobage de sucre et un fourrage généreux de crème parfumée. Chaque bouchée combine ainsi croustillant, moelleux et fondant, un peu comme si l’on réunissait en un seul produit un croissant, un beignet et une pâtisserie de boutique. De quoi comprendre pourquoi cette création est rapidement devenue un incontournable pour tout amateur de pâtisseries à New York.
La technique de laminage hybride croissant-donut brevetée
Derrière le succès du cronut se cache une véritable prouesse technique. Dominique Ansel a mis au point une pâte levée feuilletée spécifique, différente de celle du croissant classique, afin de supporter la friture sans perdre son feuilletage. Le processus de laminage — alternance de couches de pâte et de beurre — reste au cœur de la recette, mais les temps de repos, de pousse et de refroidissement sont ajustés avec une précision quasi scientifique pour garantir une texture intérieure alvéolée et une croûte extérieure croustillante.
Contrairement à un donut traditionnel, façonné à partir d’une pâte briochée plus simple, le cronut nécessite plusieurs heures de travail réparties sur la journée, voire la veille, avec des températures de pâte et de friture étroitement contrôlées. C’est d’ailleurs cette complexité qui a justifié le dépôt de marque et la protection du procédé. Pour les pâtissiers amateurs, tenter de reproduire un cronut chez soi revient un peu à vouloir recréer un grand cru dans sa cuisine : possible en théorie, mais extrêmement exigeant en pratique.
Le système de file d’attente et les quotas journaliers limités
Pour préserver la qualité et la fraîcheur, Dominique Ansel Bakery a mis en place dès le départ un système de quotas journaliers limités. Seules quelques centaines de cronuts sont produits chaque matin, chacun préparé et frit le jour même. Résultat : une file d’attente qui commence parfois avant l’ouverture, surtout le week-end et en haute saison touristique. Vous vous demandez s’il est vraiment nécessaire de faire la queue aussi tôt ? Si le cronut figure en haut de votre liste de pâtisseries à goûter à New York, la réponse est clairement oui.
Pour optimiser vos chances, l’idéal est d’arriver au moins 30 à 45 minutes avant l’ouverture, notamment sur le site historique de SoHo. Certains jours de forte affluence, les cronuts peuvent être épuisés en moins de deux heures. Cette organisation, loin d’être un simple outil marketing, permet surtout de garantir une friture optimale et d’éviter le stockage prolongé, ennemi juré du feuilletage. Un cronut dégusté encore légèrement tiède, c’est un peu l’équivalent pâtissier d’une baguette sortie du four : un plaisir qui ne supporte pas la demi-mesure.
Les variations saisonnières et parfums rotatifs mensuels
Autre particularité qui fait le charme du cronut à New York : la saveur change chaque mois. Dominique Ansel propose un parfum unique, jamais réédité, ce qui transforme chaque visite en expérience éphémère. On a ainsi vu défiler des associations comme framboise-rose, citron vert-noix de coco, pomme-caramel au beurre salé ou encore yuzu-vanille. Cette rotation permanente stimule la curiosité des gourmands et encourage les New-Yorkais eux-mêmes à revenir régulièrement découvrir la nouveauté.
Sur le plan technique, chaque parfum demande une adaptation de la crème de garniture, du glaçage et parfois même du sucre d’enrobage. Pour les amateurs de pâtisserie, c’est l’occasion d’observer comment un même support — la pâte feuilletée frit — peut être décliné à l’infini grâce au jeu des textures et des arômes. Si vous organisez un séjour à New York, pensez à vérifier le parfum du mois avant votre visite : cela vous permettra de décider si vous souhaitez programmer une halte matinale chez Dominique Ansel Bakery ou conserver votre appétit pour une autre spécialité new-yorkaise.
Le rainbow bagel et cream cheese : phénomène instagram du bronx
Le rainbow bagel illustre une autre facette de la pâtisserie new-yorkaise : celle des créations spectaculaires pensées pour les réseaux sociaux. Ce bagel multicolore, aux volutes de pâte teintées de rouge, bleu, jaune ou vert, a fait le tour du monde via Instagram et TikTok. Visuellement, l’effet est saisissant, presque psychédélique, et attire autant les curieux que les véritables amateurs de bagels. Derrière ce look excentrique, la structure reste celle d’un bagel new-yorkais classique : pâte légèrement sucrée, pochage à l’eau bouillante, puis cuisson au four pour obtenir une croûte lisse et brillante.
On garnit souvent le rainbow bagel de cream cheese parfumé — parfois lui aussi coloré —, ce qui renforce encore son impact visuel. Côté goût, les arômes restent volontairement simples, avec une dominante de vanille ou de cream cheese nature, afin que la couleur prenne le dessus sur l’exubérance gustative. Est-ce la meilleure version de bagel de New York ? Probablement pas pour les puristes, mais c’est sans conteste l’une des plus emblématiques de l’ère des pâtisseries instagrammables.
The bagel store à williamsburg : créateur de la tendance multicolore
C’est à The Bagel Store, à Williamsburg, que la tendance du rainbow bagel a véritablement explosé. Le propriétaire, Scott Rossillo, se présente comme un bagel artist, et il n’exagère qu’à moitié. La pâte est colorée par sections, puis roulée et torsadée pour créer ces spirales multicolores uniques à chaque pièce. Ce travail manuel, plus long que pour un bagel traditionnel, explique en partie le prix légèrement supérieur de ces créations.
En plus de la version multicolore originale, The Bagel Store propose régulièrement des déclinaisons thématiques pour Halloween, la Gay Pride ou encore Noël. Les garnitures suivent la même logique ludique : cream cheese au Funfetti, garniture sucrée à la cannelle ou mélanges inspirés des céréales du petit-déjeuner américain. Si vous voyagez avec des enfants ou des ados, une halte ici fera sans doute partie de leurs meilleurs souvenirs gourmands de New York.
Russ & daughters : l’institution centenaire du schmear artisanal
À l’opposé du rainbow bagel coloré, Russ & Daughters incarne la tradition la plus pure du bagel new-yorkais. Fondée en 1914 sur le Lower East Side, cette institution juive propose certains des meilleurs bagels et schmears (cream cheese aromatisés) de la ville. Ici, tout est question de qualité des ingrédients : bagels bouillis et cuits sur place, saumon fumé tranché à la main, cream cheese travaillé avec de la ciboulette, du saumon ou même des œufs de poisson.
Pour les amateurs de pâtisserie new-yorkaise au sens large, un passage chez Russ & Daughters permet de comprendre comment un simple bagel cream cheese peut atteindre le rang de spécialité iconique. L’association la plus classique reste le bagel everything (aux graines variées) avec cream cheese nature et saumon fumé. C’est un peu l’équivalent new-yorkais du croissant-beurre parisien : simple, mais d’une précision d’exécution qui fait toute la différence.
Ess-a-bagel midtown : les bagels surdimensionnés authentiques
Situé à Midtown, Ess-a-Bagel est réputé pour ses bagels surdimensionnés, au diamètre généreux et à la mie particulièrement moelleuse. Fondée dans les années 1970, l’enseigne perpétue une méthode de pétrissage et de roulage manuel qui donne à chaque bagel une texture légèrement irrégulière, signe de fabrication artisanale. Le passage dans l’eau bouillante avant cuisson, indispensable pour tout bagel new-yorkais digne de ce nom, est ici scrupuleusement respecté.
Les comptoirs d’Ess-a-Bagel offrent un choix impressionnant de garnitures salées et sucrées : cream cheese à la ciboulette, au tofu, au saumon, mais aussi versions sucrées aux noix ou aux raisins. Pour les voyageurs, ces bagels XXL constituent un repas complet à eux seuls, idéal pour tenir toute une matinée de visites. Si vous souhaitez goûter plusieurs spécialités pâtissières dans la même journée, n’hésitez pas à partager un bagel à deux : comme souvent à New York, les portions dépassent largement les standards européens.
Les rugelach et babka de breads bakery : héritage pâtissier d’europe de l’est
Les rugelach et la babka incarnent l’héritage ashkénaze de New York, directement issu des traditions d’Europe de l’Est. Ces pâtisseries, longtemps cantonnées aux bakeries de quartier, ont connu un regain de popularité spectaculaire grâce à des enseignes comme Breads Bakery. Le rugelach se présente sous forme de petits croissants roulés, garnis de confiture, de noix ou de chocolat, tandis que la babka prend la forme d’un cake brioché marbré, généreusement enrichi de beurre et de garniture sucrée.
À New York, ces spécialités sont plus qu’un simple dessert : elles appartiennent au patrimoine affectif de nombreuses familles juives, pour qui un bon rugelach évoque autant les fêtes religieuses que les goûters d’enfance. Pour le visiteur curieux, c’est une occasion unique de goûter une pâtisserie de voyage, née sur les routes d’Europe centrale et réinterprétée avec générosité à Manhattan et Brooklyn. Comme souvent dans la ville, la tradition se mêle à l’innovation, avec des saveurs revisitées mais un respect intact des techniques de base.
La babka au chocolat de breads bakery union square : technique de tressage en trois brins
Située près d’Union Square, Breads Bakery a largement contribué à remettre la babka au goût du jour à New York. Leur version au chocolat est devenue une référence, souvent citée parmi les meilleures de la ville. Visuellement, la babka de Breads se distingue par un tressage en trois brins, qui permet de répartir la garniture chocolatée en couches régulières tout au long du cake. À la découpe, on découvre un magnifique marbrage, comme un millefeuille de brioche et de ganache.
Sur le plan technique, la pâte briochée est longuement pétrie puis laissée à fermenter, parfois au froid, afin de développer des arômes complexes et une mie filante. La garniture au chocolat, riche en cacao et en beurre, est étalée en fine couche avant le roulage, puis le pâton est fendu et tressé. Une fois cuite, la babka est souvent nappée d’un sirop de sucre qui lui confère un brillant appétissant et prolonge sa conservation. Idéalement, elle se déguste légèrement tiède, mais reste délicieuse même le lendemain, toastée au grille-pain.
Green’s bakery à brooklyn : rugelach traditionnels aux noix et cannelle
À Brooklyn, Green’s Bakery s’est imposée comme une adresse incontournable pour les amateurs de rugelach traditionnels. Ces petits roulés, proches des croissants miniatures, sont préparés avec une pâte riche en crème ou en fromage frais, ce qui leur donne une texture friable et fondante. Les garnitures classiques — noix, cannelle, raisins, chocolat — respectent l’esprit des recettes d’Europe de l’Est, sans fioritures inutiles.
Les rugelach de Green’s se prêtent particulièrement bien au grignotage : de petite taille, ils accompagnent parfaitement un café ou un thé, et constituent une alternative plus discrète (mais tout aussi gourmande) aux pâtisseries XXL de Manhattan. Si vous cherchez quoi rapporter de New York pour faire découvrir la pâtisserie locale à vos proches, une boîte de rugelach assortis de chez Green’s fera probablement l’unanimité. Leur conservation de plusieurs jours à température ambiante en fait un souvenir idéal de votre escapade new-yorkaise.
Oneg heimishe bakery borough park : pâtisseries casher ultra-orthodoxes
Dans le quartier ultra-orthodoxe de Borough Park, Oneg Heimishe Bakery propose une plongée fascinante dans la pâtisserie casher traditionnelle. Ici, la babka et les rugelach côtoient d’autres spécialités comme le kokosh (roulé au chocolat), les strudels ou encore les gâteaux à base de noix et de pavot. L’ambiance y est très différente des bakeries tendance de Manhattan : on vient surtout pour remplir des plateaux familiaux, moins pour photographier sa part de gâteau.
Pour le visiteur respectueux et curieux de découvrir une autre facette de la culture pâtissière new-yorkaise, Oneg Heimishe offre une expérience authentique. Les produits sont souvent plus rustiques d’apparence, mais d’une générosité réconfortante, avec des garnitures abondantes et des saveurs chaleureuses de cannelle, chocolat ou fruits secs. C’est un peu l’équivalent new-yorkais d’une boulangerie de village, transposée dans un environnement urbain très codifié.
Les cookies géants de levain bakery : texture dense et centre coulant
Impossible d’évoquer les pâtisseries iconiques de New York sans parler des cookies géants de Levain Bakery. Créée en 1995 sur l’Upper West Side, cette boulangerie est devenue célèbre pour ses cookies de près de 170 grammes, épais, craquelés en surface et irrésistiblement fondants au centre. À la première bouchée, on comprend pourquoi certains n’hésitent pas à traverser la ville pour s’en procurer : c’est l’archétype du cookie américain réconfortant, loin des versions sèches et uniformes de l’industrie.
La magie des cookies de Levain tient à un double équilibre : d’une part entre croquant extérieur et cœur presque à peine cuit, d’autre part entre pâte et inclusions (pépites de chocolat, noix, etc.). Si vous pensez connaître les cookies américains, ces versions « taille XXL » risquent de redéfinir vos standards. Attention toutefois : un seul cookie suffit aisément pour deux personnes, surtout si vous prévoyez de poursuivre votre exploration des meilleures pâtisseries de New York dans la même journée.
Le chocolate chip walnut cookie : ratio pâte-pépites et cuisson à haute température
Le best-seller de Levain Bakery reste le Chocolate Chip Walnut Cookie, alliance parfaite de chocolat et de noix. Techniquement, cette recette se distingue par un ratio très généreux d’inclusions : une grande partie du volume est occupée par les pépites de chocolat et les morceaux de noix, la pâte jouant presque un rôle de liant. Cette densité permet d’obtenir une texture riche, où chaque bouchée offre une alternance de fondant chocolaté et de croquant noisetté.
La cuisson à température relativement élevée, sur un temps assez court, saisit rapidement l’extérieur du cookie tout en laissant le centre à peine pris. Résultat : un cœur encore presque crémeux lorsque le cookie est dégusté tiède, qui se stabilise ensuite en une texture plus fudge en refroidissant. Si vous souhaitez emporter des cookies pour plus tard, il est possible de les réchauffer quelques minutes au four à basse température : vous retrouverez ainsi cette sensation de centre coulant qui fait la réputation de Levain.
Levain bakery upper west side : l’adresse originale depuis 1995
L’adresse historique de Levain Bakery se trouve sur l’Upper West Side, non loin de Central Park. Le local d’origine, minuscule, a souvent vu se former des files d’attente impressionnantes, surtout le week-end. Cette affluence n’a pas empêché l’enseigne d’ouvrir d’autres boutiques à travers Manhattan, Brooklyn et même au-delà de New York, mais beaucoup de gourmands continuent de privilégier la boulangerie fondatrice pour le symbole qu’elle représente.
Si vous prévoyez un passage à Levain lors de votre séjour, l’idéal est de combiner la dégustation de cookies avec une balade dans Central Park ou le long de l’Hudson. Les cookies se transportent bien et résistent sans problème à quelques heures à température ambiante. Vous hésitez entre plusieurs parfums ? Chocolate Chip Walnut reste la référence, mais les versions tout chocolat, beurre de cacahuète ou flocons d’avoine valent également le détour pour les amateurs de saveurs plus intenses ou légèrement moins sucrées.
Schmackary’s theater district : cookies thématiques et collaborations broadway
Dans le Theater District, à deux pas de Broadway, Schmackary’s propose une interprétation plus ludique et créative du cookie new-yorkais. Ici, les recettes s’inspirent des comédies musicales, des saisons ou même de collaborations ponctuelles avec des productions de théâtre. On trouve ainsi des cookies aux parfums originaux comme Cookies & Cream, Maple Bacon, Funfetti ou encore Red Velvet, aux côtés de versions plus classiques aux pépites de chocolat.
Les cookies de Schmackary’s sont moins massifs que ceux de Levain, mais jouent davantage sur la diversité des textures et des inclusions : morceaux de bonbons, éclats de noix, toppings colorés… C’est l’adresse idéale pour une pause sucrée avant ou après un spectacle, ou pour découvrir une facette plus pop et décomplexée de la pâtisserie new-yorkaise. Pour les amateurs de desserts thématiques, c’est un peu l’équivalent gastronomique d’un casting Broadway : chaque cookie a sa personnalité, son histoire, et mérite d’être goûté au moins une fois.